Site d'Escalade 

 45°31'35.7"N 75°58'24.1"W 

11- Paysage.jpg
7 - Paroi rocheuse, Main Corner sans la
2 - Marche dans le champ vers l'escarpem

 Voyage d’escalade 21 octobre 2018  

 

     [ Home Cliff à l’escarpement d'Eardley, Parc de la Gatineau ]

 

Photos prises dans le champ et au début du sentier vers l’escarpement, du site d’escalade et des cordes et grimpeurs sur les voies Crack and Block, One Up, Main Corner, Inside Corner, Arete and Ramp, Direttissisma et Peggy. 

 

 

Il faisait près de 0°C au Parc de la Gatineau le dimanche 21 octobre 2018. Vers 9h, j’ai rencontré des membres du club d’escalade de l’Université d’Ottawa ainsi que des bénévoles du Alpine Club of Canada. Nous étions environ une dizaine. J’ai joint le club d’escalade au mois de septembre dans l’idée d’essayer l’escalade extérieure. J’avais surtout fait du bloc dans des gyms d’escalade intérieure. Nous nous sommes mis en route vers le parc de la Gatineau vers 9h30.  L’escalade est autorisée à seulement cinq parois dans le parc de la Gatineau à l’escarpement Eardley, faille rocheuse qui délimite le Bouclier canadien (CCN, N.d.a). Ce microclimat supporte une écologie unique dans la région et abrite une grande variété d’espèces d’animaux et de végétaux, dont des espaces rares et des espèces en voies d’extinctions (CCN, N.d.b). C’est entre autres à cause de la particularité et de la fragilité du microclimat de l’escarpement que plusieurs sites d’escalades ont été fermés. Après avoir envisagé l’interdiction complète de l’escalade en 2005, la Commission de la Capitale Nationale (CCN) qui assure la gestion du Parc à réduit l’escalade de 30 sites avec plus de 350 voies, à 26 sites pour environ 300 voies (La Presse, 2010). En 2010, la CCN a réduit les voies d’escalades autorisées de 80%, laissant un peu plus de 40 voies pour les grimpeurs (Ibid.).  

Nous nous sommes arrêtés entre Heyworth et Luskville le long de la route 148 vers 10h45. Après avoir stationné la voiture et rapatrié notre équipement, nous avons traversé le champ d’un fermier en nous assurant de suivre le côté de la clôture. Un grimpeur habitué m’a dit qu’un arrangement implicite existait entre les grimpeurs et les fermiers, ces derniers autorisant les sportifs à traverser leurs champs pour se rendre à l’escarpement. Nous avions une courte randonnée d’une vingtaine de minutes sur un sentier qui devenait un escalier avant d’atteindre la paroi Home Cliff centre. Pendant notre montée jusqu’au site d’escalade, il a commencé à neiger quelques flocons. 21 voies sont identifiées à ce site (The Crag, N.d.). Les bénévoles du Alpine Club of Canada et certains membres du club d’escalades, ceux qui étaient les plus expérimentés, ont été installés les cordes. La plupart des participants avaient un peu d’expérience en escalade, mais surtout intérieure. De nombreux comme moi avais surtout fait du bloc. Les bénévoles du Alpine Club of Canada nous ont donc montré comment faire la figure 8 avec les cordes et utiliser les mousquetons et les assureurs. Le froid étant marquant et la peur de grimper sur une vraie paroi de roche aussi, mais une fois sur le mur, l’adrénaline et l’activité pratique m’a gardé bien au chaud et de bonne humeur. Je crois que j’ai grimpé les voies suivantes, de niveau débutant à intermédiaire (5.3 à 5.7 selon The Crag, N.d.): Broken Corner, Crack and Block, One Up, Main Corner, Inside Corner, Back to the Wall, Arete and Ramp and Peggy.  Nous avons commencé à ranger les cordes vers 15h.  La commission de la capitale nationale préconise une escalade sans trace pour limiter la dégradation de l’écologie de l’escarpement. Nous avons ramassé tous nos déchets et nous sommes revenus à Ottawa à environ 17h. J’aurais bien continué encore un peu. 

J’ai beaucoup aimé mon expérience d’escalade extérieure. Ce fut une activité assez radicalement distincte du bloc intérieur. Le bloc est un type d’escalade qui ne dépasse pas de 10 à 15 pieds et qui se pratique sans corde, mais avec des matelas. J’avais acheté mon harnais une semaine avant la sortie, et j’ai passé une session d’une heure à faire de l’escalade avec auto-assureur à une hauteur de 30 pieds à Altitude Kanata – le gym où je pratique l’escalade intérieure. La plupart des routes extérieures que j’ai grimpées le 21 octobre étaient probablement aux environs de 20-30 pieds sauf Peggy, qui fut la voie la plus difficile et la plus longue que j’ai grimpée. D’autres membres du groupe ont beaucoup apprécié la vue des hauteurs. J’aurai bien voulu me retourner pour y avoir accès, mais une subtile peur des hauteurs subsiste chez moi en dépit de ma pratique de l’escalade et j’ai passé une journée à voir de très près – avec mes yeux, mais surtout avec mes mains et mes souliers – diverses subtilités de ces parois rocheuses. Je crois que c’est peut-être ma peur des hauteurs qui me fait préférer la pratique du bloc, malgré cela j’aimerais bien retourner grimper à l’extérieur. Dans le gym, les prises sont coordonnées par couleur et les routesetters imaginent une certaine séquence de mouvement en plaçant la voie. Sur une paroi rocheuse extérieure, il fut beaucoup plu difficile pour moi d’imaginer mes prochains mouvements. Par contre, il y a eu un aspect libérateur de pouvoir essayer plusieurs prises et d’avoir une pluralité d’option pour continuer mon ascension. La texture de la roche était aussi assez différente des prises intérieures. En somme, l’escalade extérieure est une pratique qui m’intrigue toujours que j’aimerais continuer à explorer. J’ai bien hâte d’avoir la chance de retourner à l’extérieur, vivement le printemps! 

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Christine Beaudoin

Étudiante au PhD en Sociologie

Université d'Ottawa

      Références